Google veut nous faire décrocher de nos smartphones Avec Android P, l’intelligence artificielle et les avancées de Google Assistant, Google veut vous rendre moins dépendant de votre smartphone… En utilisant davantage les services de Google. Intrusif ? Peut-être, mais comme souvent chez Google, aussi utile et prometteur. Le soulèvement du machine learning La conférence Google I/O nous a habitués, […]

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Google veut nous faire décrocher de nos smartphones

Google veut nous faire décrocher de nos smartphones

Avec Android P, l’intelligence artificielle et les avancées de Google Assistant, Google veut vous rendre moins dépendant de votre smartphone… En utilisant davantage les services de Google. Intrusif ? Peut-être, mais comme souvent chez Google, aussi utile et prometteur.


Le soulèvement du machine learning

La conférence Google I/O nous a habitués, depuis quelques années, à un refrain qu’on retrouve également chez Microsoft : l’intelligence artificielle est l’avenir de l’informatique, l’après-smartphone. Et selon que l’on soit passionné par les développements de la firme de Mountain View ou « Google-sceptique », on peut trouver ça très excitant ou carrément terrifiant.

Le keynote de la Google I/O 2018 est sans doute l’un des plus marquants sur ce point, pour ce moment assez incroyable, un appel entre Google Assistant et un salon de coiffure où une intelligence artificielle se fait passer, de manière crédible, pour un humain au bout du fil. On pense à Blade Runner — c’est peut-être Google Assistant, le vrai Nexus —, ou à Her de Spike Jonze. On se dit que ça y est, l’IA va prendre le pouvoir. Évacuons le côté dystopique, nous ne sommes pas en train de vivre le début de la guerre contre les machines.

En revanche, on est peut-être bien en train d’entrer concrètement dans l’ère post smartphone, celle dont on nous dit qu’elle arrive tous les ans. D’ailleurs c’est l’un des thèmes chers à Google cette année : nous assister, nous « redonner du temps » et nous aider à être moins dépendant de notre smartphone.

YouTube vous avertit quand il est temps de faire une pause. Le Dashboard fournit des statistiques sur vos usages et vous permet de fixer des limites d’utilisation des apps. Android P prédit vos prochaines actions, vous fait gentiment décrocher de votre écran avant d’aller vous coucher.

Moins de smartphone, plus d’intelligence artificielle

Mais comment ça ? Google voudrait que l’on utilise moins nos smartphones Android ? Est-ce que ça ne va pas à l’encontre de ses intérêts ? Pas du tout, puisque c’est Google qui vous aide à décrocher, en utilisant davantage Google. Cela me rappelle une phrase dont j’ai oublié l’auteur : « Le but des compagnies de bus n’est pas de résoudre le trafic urbain, mais de résoudre le trafic urbain avec des bus ».

Google Assistant devient plus intelligent et s’enrichit de la capacité de tenir une conversation sans répéter « OK Google » à chaque requête. (Zut, Alain Chabat va devoir tourner une nouvelle version de sa fausse pub Moogle Home). Il apprend de vos habitudes. Et il pourra, à terme, appeler votre coiffeur ou votre restaurant préféré à votre place. En insérant des hésitations pour avoir l’air plus humain.

Qui assiste l’assistant ?

Il s’adapte également pour les enfants. Parce que s’ils passent trop de temps sur YouTube ou sur leur smartphone, Google s’enorgueillit quand même d’avoir raconté 130 000 heures d’histoires à ses jeunes utilisateurs d’enceinte. Pour ne pas les habituer à balancer des ordres à tout va, le mode « Pretty please » récompense leur politesse lors de leurs requêtes. C’est mignon, et plutôt bien vu, mais c’est aussi un moyen de rendre Google Home plus accessible et donc de l’utiliser davantage.

En soi est-ce choquant ? C’est quelque part le contrat qui nous lie aux services Google : on lui donne beaucoup d’informations sur notre vie, et il nous les renvoie sous des formes souvent très pertinentes et utiles. On peut trouver la conversation Google Duplex horriblement « creepy »… Maintenant, imaginez, comme je l’ai lu sur Twitter, qu’elle puisse aider des utilisateurs qui ne peuvent pas s’exprimer oralement pour une raison ou une autre.  Et c’est sans doute la dualité entre l’omniprésence de Google et son ambition en matière de bien-être, que je pense sincère au moins en partie, qui fait que malgré tout, dans la bouche de Sundar Pichai, ça passe forcément mieux que dans celle de Mark Zuckerberg. Mais peut-être que Google travaille déjà à un assistant nous permettant de décrocher de Google Assistant…

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